Théâtre

Fils de voleur

Une adaptation de l'oeuvre de Manuel Rojas

31 mars 2017 à 21h

De Buenos-Aires à Valparaiso.

Avec Wladimir Beltran, seul-en-scène et Floriane Charles à la guitare.

66 ans après sa publication à Santiago du Chili en 1951, le roman du grand écrivain chilien Manuel Rojas est adapté pour la première fois pour la scène en France par l'acteur chilien Wladimir Beltran.

Un hommage à celui qui « a introduit la littérature chilienne dans le XXe siècle. Avec Hijo de ladrón pour nous les jeunes, commençait la littérature chilienne. La véritable. L'authentique. Nous avions le premier roman moderne chilien de niveau international, qui incorporait avec légitimité la force des grands russes et en plus les innovations formelles du XXe siècle de Proust à Faulkner sans ne rien perdre du contenu national. » écrit José Miguel Varas.

Comme le héros de son livre, Manuel Rojas, qui fut jusqu'au dernier moment fidèle à son idéal libertaire, a connu dès sa pré-adolescence une vie digne d'un roman picaresque. Il a été apprenti tailleur, garçon de courses, charpentier, peintre en bâtiment, saisonnier dans les vignobles, passager clandestin des trains traversant l'Argentine et le Chili, acteur, linotypiste, journaliste, employé à la Bibliothèque nationale, écrivain et comme tel auteur de ce chef d'œuvre Hijo de ladrón traduit en 15 langues et qui a depuis connu plus de 30 éditions.

Hijo de ladrón, Fils de voleur, examine la vie du jeune Aniceto Hevia qui entre dans la vie adulte avec l'inexorable parabole d'un père absent, « El Gallego », voleur de profession. Témoin, protagoniste et lecteur de sa propre histoire Aniceto Hevia (dont les aventures se poursuivront dans trois autres romans encore : la tétralogie d’Aniceto Hevia) commence ainsi son récit à sa sortie de la prison de Valparaiso :

 « Comment et pourquoi je suis arrivé ici ? Pour les mêmes raisons qui m'ont amené à tant d'autres endroits. C'est une longue histoire ; pire encore un peu confuse. »

C'est dans ce voyage plein d'aventure que Wladimir Beltran nous entraîne...